
4 minutes
Vivre son parcours
Santé reproductive
Nutrition et compléments alimentaires pour booster votre fertilité
Découvrez comment l'alimentation et les compléments alimentaires peuvent optimiser votre fertilité et préparer votre corps à la PMA.
Les fondamentaux d'une alimentation pro-fertilité Avant même les compléments ciblés, c'est l'ensemble de l'alimentation quotidienne qui conditionne la santé reproductive. Plusieurs études associent le régime méditerranéen, riche en légumes, légumineuses, poissons gras, oléagineux et céréales complètes, à de meilleures chances de conception naturelle et en fécondation in vitro (FIV) (Vujkovic et al., Human Reproduction, 2010). Deux priorités pratiques se dégagent. La première : privilégier les aliments peu transformés en variant les sources de protéines, de glucides complexes et de bonnes graisses. La seconde : maintenir une glycémie stable en associant protéines et fibres à chaque repas, et en limitant les sucres raffinés et les graisses trans. Cette stabilité est particulièrement importante pour les femmes atteintes de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), pour qui une glycémie instable amplifie l'insulinorésistance et les déséquilibres hormonaux. Conseil Nowa Une assiette composée à moitié de légumes, un quart de protéines et un quart de féculents complets couvre l'essentiel des besoins nutritionnels pour la fertilité, sans règles complexes ni privations. Nutriments essentiels pour améliorer la fertilité féminine Certains micronutriments ont un rôle direct sur l'ovulation, la qualité des ovocytes et l'implantation embryonnaire. Comprendre leur rôle permet de cibler les apports en priorité. Les folates (vitamine B9) sont les plus documentés. La Haute Autorité de Santé recommande une supplémentation de 0,4 à 0,8 mg/jour dès le projet de conception, poursuivie jusqu'à 12 semaines de grossesse, pour prévenir les anomalies du tube neural. Sur le plan alimentaire, les épinards, brocolis, légumineuses et avocats sont de bonnes sources, mais les apports alimentaires seuls restent souvent insuffisants, ce qui justifie la supplémentation systématique. Le fer soutient la qualité ovocytaire et réduit le risque d'anémie, fréquente chez les femmes en âge de procréer. Les sources héminiques (viandes rouges maigres) sont mieux absorbées que les sources végétales (légumineuses, épinards), et associer ces dernières à de la vitamine C améliore significativement l'absorption. Les oméga-3 (EPA et DHA) jouent un rôle dans la régulation hormonale et la réduction de l'inflammation. Deux à trois portions de poissons gras par semaine (saumon, sardines, maquereaux) couvrent une partie des besoins. Une supplémentation en huile de poisson certifiée sans métaux lourds peut être envisagée, à raison de 1 000 à 2 000 mg d'EPA+DHA par jour. Les antioxydants, dont la vitamine E (huiles végétales, graines, oléagineux), la vitamine C (agrumes, kiwi, poivrons) ainsi que le sélénium et le zinc, protègent les ovocytes du stress oxydatif. Une alimentation variée et colorée couvre en grande partie ces besoins. Ce qu'il faut retenir L'acide folique est le seul complément recommandé en systématique par la HAS avant et pendant les premières semaines de grossesse. Les autres nutriments se gèrent d'abord via l'alimentation, avec une supplémentation ciblée selon les carences identifiées lors du bilan biologique. → Décrypter vos résultats de bilan de fertilité Nutriments essentiels pour améliorer la fertilité masculine La spermatogenèse est un processus long, environ 74 jours, et sensible au statut nutritionnel. Plusieurs micronutriments ont un impact démontré sur la concentration, la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes. Le zinc est indispensable à la production de testostérone et à la qualité spermatique. Les principales sources alimentaires sont les huîtres, les viandes, les graines de courge et les légumineuses. En cas de carence suspectée, une supplémentation de 15 à 30 mg/jour peut être envisagée sous contrôle médical. Le sélénium protège les spermatozoïdes contre le stress oxydatif et améliore leur mobilité. Deux à trois noix du Brésil par jour couvrent généralement les besoins journaliers. C'est l'une des sources les plus simples et les plus accessibles. La coenzyme Q10 (CoQ10) améliore la production d'énergie cellulaire et la protection antioxydante des spermatozoïdes. Les sources alimentaires (viandes, poissons, légumes verts) sont généralement insuffisantes pour atteindre des doses thérapeutiques, ce qui justifie souvent une supplémentation de 100 à 200 mg/jour (Falsig et al., Andrology, 2019). Le lycopène, présent dans les tomates cuites, la pastèque et le pamplemousse rose, est un antioxydant étudié pour son effet sur la concentration spermatique. Sa biodisponibilité est nettement améliorée en présence de matière grasse, par exemple avec un filet d'huile d'olive. Ce qu'il faut retenir Pour les paramètres spermatiques altérés, une prise en charge nutritionnelle ciblée sur trois à six mois peut montrer des améliorations, mais elle s'inscrit dans un suivi médical global. → Spermogramme anormal : comment l'interpréter et quoi faire ensuite Compléments alimentaires et fertilité : lesquels choisir, et pour qui ? En dehors de l'acide folique, les compléments utiles varient selon le profil et les bilans biologiques. Trois sont souvent recommandés en préparation à une procréation médicalement assistée (PMA). La vitamine D intervient dans la qualité ovocytaire et spermatique ainsi que dans la régulation hormonale. Une carence est fréquente en France, particulièrement hors saison estivale. Un dosage sanguin préalable (25-OH vitamine D) permet d'adapter la supplémentation, généralement entre 1 000 et 2 000 UI/jour en entretien. Les oméga-3 en complément, sous forme d'huile de poisson certifiée ou d'huile d'algue pour les personnes végétariennes, s'envisagent lorsque la consommation de poissons gras est insuffisante, à raison de 1 000 à 2 000 mg d'EPA+DHA par jour. Pour les femmes en particulier, l'inositol (myo-inositol, 2 à 4 g/jour) est étudié pour l'amélioration de la qualité ovocytaire et la régulation de l'ovulation, notamment en cas de SOPK (Unfer et al., Gynecological Endocrinology, 2012). La CoQ10 (100 à 600 mg/jour selon les études) est utilisée pour soutenir la qualité ovocytaire chez les femmes de plus de 35 ans ou en cas de réserve ovarienne diminuée. Les preuves restent à consolider, mais le profil de sécurité est favorable (Vitale et al., Journal of Assisted Reproduction and Genetics, 2018). Point de vigilance Les compléments alimentaires ne sont pas anodins. Des doses excessives de vitamine A, de zinc ou de sélénium peuvent être délétères. Ne commencez pas de supplémentation sans en avoir parlé à votre médecin ou à votre gynécologue, en particulier si vous êtes déjà en protocole de FIV. Aliments pro-fertilité à privilégier et aliments à limiter Pour les aliments à privilégier, on retrouve globalement ceux de la diète méditerranéenne : poissons gras, oléagineux (noix, amandes, graines de courge), légumineuses (lentilles, pois chiches), légumes à feuilles vertes, fruits colorés riches en antioxydants, huiles végétales de qualité (olive, colza) et céréales complètes (quinoa, avoine, riz complet). Pour les hommes, les tomates cuites et la pastèque méritent une place régulière dans l'assiette pour leur teneur en lycopène. Du côté des aliments à limiter : l'alcool altère la qualité ovocytaire et spermatique même à faibles doses, et le limiter strictement est cohérent dans le cadre d'un projet de conception. La caféine à haute dose, au-delà de 200 mg/jour soit environ deux expressos, est associée à une réduction modeste de la fertilité dans certaines études. Rester en dessous de ce seuil est raisonnable. Les aliments ultra-transformés, riches en sucres raffinés et en graisses trans, contribuent à l'inflammation et aux déséquilibres hormonaux. Ce que ça veut dire 200 mg de caféine correspondent à environ deux expressos, trois tasses de café filtre ou quatre tasses de thé. Les sodas et boissons énergisantes contiennent également de la caféine, à comptabiliser dans le total journalier. Nutrition et fertilité selon votre situation médicale En cas de SOPK, la priorité est de stabiliser la glycémie : réduire les glucides rapides, augmenter les fibres et les protéines à chaque repas, et envisager une supplémentation en inositol (2 à 4 g/jour). Le magnésium (300 à 400 mg/jour) peut contribuer à réduire les symptômes liés à l'insulinorésistance. → Ovulation et fertilité : quand faut-il vraiment s'inquiéter ? En cas d'endométriose, une alimentation anti-inflammatoire est conseillée, avec des apports élevés en oméga-3 (2 à 3 g/jour), une supplémentation en curcumine (500 mg/jour, associée à de la pipérine pour l'absorption) et un apport suffisant en magnésium. Les aliments pro-inflammatoires, sucres ajoutés, viandes transformées, alcool et fritures, sont à limiter. En cas de réserve ovarienne diminuée, la CoQ10 à doses élevées (300 à 600 mg/jour) et la vitamine D sont les compléments les plus souvent utilisés, avec un impact étudié sur la qualité ovocytaire. Ces approches sont des leviers d'optimisation : elles ne modifient pas la quantité de follicules disponibles, mais peuvent améliorer la qualité des ovocytes récupérés. → Faible taux d'AMH : retrouvez l'espoir et reprenez le contrôle de votre fertilité Conseil Nowa Dans toutes ces situations, un bilan biologique préalable (vitamine D, ferritine, bilan thyroïdien, glycémie à jeun) permet de cibler la supplémentation plutôt que de prendre des compléments à l'aveugle. Discutez-en avec votre médecin avant de commencer. Intégrer durablement une alimentation favorable à la fertilité Modifier son alimentation dans le cadre d'un projet de conception est une démarche positive, mais elle peut rapidement devenir source de pression si elle est vécue comme un régime restrictif. Les changements les plus efficaces sont progressifs : remplacer d'abord les céréales raffinées par des céréales complètes, puis intégrer davantage de légumineuses, puis évaluer quels compléments sont réellement utiles selon vos bilans. Aucun aliment seul ne fait la différence. C'est la cohérence globale sur plusieurs semaines qui compte. Si vous avez des antécédents de troubles alimentaires ou un régime très restrictif, un accompagnement par un diététicien spécialisé en fertilité est préférable avant de modifier vos habitudes. → Infertilité : quelles sont les vraies causes et comment y remédier ? Ce que NOWA peut faire pour vous La préparation nutritionnelle s'inscrit dans une démarche globale avant de débuter une PMA à l'étranger. NOWA vous aide à identifier la clinique la mieux adaptée à votre situation médicale et à préparer votre dossier, avec la checklist des examens à transmettre disponible directement dans l'application NOWA. → Obtenir une recommandation de clinique gratuite Questions fréquentes sur la nutrition et la fertilité Les compléments alimentaires remplacent-ils un traitement médical en cas d'infertilité ? Non. Les compléments peuvent optimiser la qualité gamétique et soutenir l'état nutritionnel général, mais ils ne traitent pas une infertilité diagnostiquée, comme une obstruction tubaire, une oligospermie sévère ou une insuffisance ovarienne prématurée. Ils s'inscrivent en complément d'une prise en charge médicale, pas à sa place. Combien de temps avant une FIV faut-il commencer à adapter son alimentation ? Idéalement, trois à six mois avant le début du protocole. La spermatogenèse dure environ 74 jours, et la maturation ovocytaire se joue sur plusieurs semaines. Les effets des changements nutritionnels ne sont pas immédiats. Les produits bio sont-ils indispensables pour la fertilité ? Non, mais certains fruits et légumes à peau fine (fraises, épinards, pommes) concentrent davantage les résidus de pesticides que les produits à peau épaisse (avocats, ananas, bananes). Si le budget le permet, prioriser le bio pour ces catégories est une approche raisonnée. Un régime végétarien ou vegan est-il compatible avec un projet de conception ? Oui, à condition de surveiller les apports potentiellement insuffisants : fer, zinc, vitamine B12, oméga-3 (via huile d'algue) et vitamine D. Un bilan nutritionnel réalisé par un diététicien peut être utile pour s'assurer que les besoins sont couverts. Mon partenaire doit-il également adapter son alimentation ? Oui. La qualité spermatique est influencée par l'alimentation, le stress oxydatif et les carences nutritionnelles. Une démarche conjointe est plus efficace et simplifie la logistique quotidienne
Les fondamentaux d'une alimentation pro-fertilité
Avant même les compléments ciblés, c'est l'ensemble de l'alimentation quotidienne qui conditionne la santé reproductive. Plusieurs études associent le régime méditerranéen, riche en légumes, légumineuses, poissons gras, oléagineux et céréales complètes, à de meilleures chances de conception naturelle et en fécondation in vitro (FIV) (Vujkovic et al., Human Reproduction, 2010).
Deux priorités pratiques se dégagent. La première : privilégier les aliments peu transformés en variant les sources de protéines, de glucides complexes et de bonnes graisses. La seconde : maintenir une glycémie stable en associant protéines et fibres à chaque repas, et en limitant les sucres raffinés et les graisses trans. Cette stabilité est particulièrement importante pour les femmes atteintes de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), pour qui une glycémie instable amplifie l'insulinorésistance et les déséquilibres hormonaux.
Conseil Nowa Une assiette composée à moitié de légumes, un quart de protéines et un quart de féculents complets couvre l'essentiel des besoins nutritionnels pour la fertilité, sans règles complexes ni privations.
Nutriments essentiels pour améliorer la fertilité féminine
Certains micronutriments ont un rôle direct sur l'ovulation, la qualité des ovocytes et l'implantation embryonnaire. Comprendre leur rôle permet de cibler les apports en priorité.
Les folates (vitamine B9) sont les plus documentés. La Haute Autorité de Santé recommande une supplémentation de 0,4 à 0,8 mg/jour dès le projet de conception, poursuivie jusqu'à 12 semaines de grossesse, pour prévenir les anomalies du tube neural. Sur le plan alimentaire, les épinards, brocolis, légumineuses et avocats sont de bonnes sources, mais les apports alimentaires seuls restent souvent insuffisants, ce qui justifie la supplémentation systématique.
Le fer soutient la qualité ovocytaire et réduit le risque d'anémie, fréquente chez les femmes en âge de procréer. Les sources héminiques (viandes rouges maigres) sont mieux absorbées que les sources végétales (légumineuses, épinards), et associer ces dernières à de la vitamine C améliore significativement l'absorption.
Les oméga-3 (EPA et DHA) jouent un rôle dans la régulation hormonale et la réduction de l'inflammation. Deux à trois portions de poissons gras par semaine (saumon, sardines, maquereaux) couvrent une partie des besoins. Une supplémentation en huile de poisson certifiée sans métaux lourds peut être envisagée, à raison de 1 000 à 2 000 mg d'EPA+DHA par jour.
Les antioxydants, dont la vitamine E (huiles végétales, graines, oléagineux), la vitamine C (agrumes, kiwi, poivrons) ainsi que le sélénium et le zinc, protègent les ovocytes du stress oxydatif. Une alimentation variée et colorée couvre en grande partie ces besoins.
Ce qu'il faut retenir L'acide folique est le seul complément recommandé en systématique par la HAS avant et pendant les premières semaines de grossesse. Les autres nutriments se gèrent d'abord via l'alimentation, avec une supplémentation ciblée selon les carences identifiées lors du bilan biologique.
→ Décrypter vos résultats de bilan de fertilité
Nutriments essentiels pour améliorer la fertilité masculine
La spermatogenèse est un processus long, environ 74 jours, et sensible au statut nutritionnel. Plusieurs micronutriments ont un impact démontré sur la concentration, la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes.
Le zinc est indispensable à la production de testostérone et à la qualité spermatique. Les principales sources alimentaires sont les huîtres, les viandes, les graines de courge et les légumineuses. En cas de carence suspectée, une supplémentation de 15 à 30 mg/jour peut être envisagée sous contrôle médical.
Le sélénium protège les spermatozoïdes contre le stress oxydatif et améliore leur mobilité. Deux à trois noix du Brésil par jour couvrent généralement les besoins journaliers. C'est l'une des sources les plus simples et les plus accessibles.
La coenzyme Q10 (CoQ10) améliore la production d'énergie cellulaire et la protection antioxydante des spermatozoïdes. Les sources alimentaires (viandes, poissons, légumes verts) sont généralement insuffisantes pour atteindre des doses thérapeutiques, ce qui justifie souvent une supplémentation de 100 à 200 mg/jour (Falsig et al., Andrology, 2019).
Le lycopène, présent dans les tomates cuites, la pastèque et le pamplemousse rose, est un antioxydant étudié pour son effet sur la concentration spermatique. Sa biodisponibilité est nettement améliorée en présence de matière grasse, par exemple avec un filet d'huile d'olive.
Ce qu'il faut retenir Pour les paramètres spermatiques altérés, une prise en charge nutritionnelle ciblée sur trois à six mois peut montrer des améliorations, mais elle s'inscrit dans un suivi médical global.
→ Spermogramme anormal : comment l'interpréter et quoi faire ensuite
Compléments alimentaires et fertilité : lesquels choisir, et pour qui ?
En dehors de l'acide folique, les compléments utiles varient selon le profil et les bilans biologiques. Trois sont souvent recommandés en préparation à une procréation médicalement assistée (PMA).
La vitamine D intervient dans la qualité ovocytaire et spermatique ainsi que dans la régulation hormonale. Une carence est fréquente en France, particulièrement hors saison estivale. Un dosage sanguin préalable (25-OH vitamine D) permet d'adapter la supplémentation, généralement entre 1 000 et 2 000 UI/jour en entretien.
Les oméga-3 en complément, sous forme d'huile de poisson certifiée ou d'huile d'algue pour les personnes végétariennes, s'envisagent lorsque la consommation de poissons gras est insuffisante, à raison de 1 000 à 2 000 mg d'EPA+DHA par jour.
Pour les femmes en particulier, l'inositol (myo-inositol, 2 à 4 g/jour) est étudié pour l'amélioration de la qualité ovocytaire et la régulation de l'ovulation, notamment en cas de SOPK (Unfer et al., Gynecological Endocrinology, 2012). La CoQ10 (100 à 600 mg/jour selon les études) est utilisée pour soutenir la qualité ovocytaire chez les femmes de plus de 35 ans ou en cas de réserve ovarienne diminuée. Les preuves restent à consolider, mais le profil de sécurité est favorable (Vitale et al., Journal of Assisted Reproduction and Genetics, 2018).
Point de vigilance Les compléments alimentaires ne sont pas anodins. Des doses excessives de vitamine A, de zinc ou de sélénium peuvent être délétères. Ne commencez pas de supplémentation sans en avoir parlé à votre médecin ou à votre gynécologue, en particulier si vous êtes déjà en protocole de FIV.
Aliments pro-fertilité à privilégier et aliments à limiter
Pour les aliments à privilégier, on retrouve globalement ceux de la diète méditerranéenne : poissons gras, oléagineux (noix, amandes, graines de courge), légumineuses (lentilles, pois chiches), légumes à feuilles vertes, fruits colorés riches en antioxydants, huiles végétales de qualité (olive, colza) et céréales complètes (quinoa, avoine, riz complet). Pour les hommes, les tomates cuites et la pastèque méritent une place régulière dans l'assiette pour leur teneur en lycopène.
Du côté des aliments à limiter : l'alcool altère la qualité ovocytaire et spermatique même à faibles doses, et le limiter strictement est cohérent dans le cadre d'un projet de conception. La caféine à haute dose, au-delà de 200 mg/jour soit environ deux expressos, est associée à une réduction modeste de la fertilité dans certaines études. Rester en dessous de ce seuil est raisonnable. Les aliments ultra-transformés, riches en sucres raffinés et en graisses trans, contribuent à l'inflammation et aux déséquilibres hormonaux.
Ce que ça veut dire 200 mg de caféine correspondent à environ deux expressos, trois tasses de café filtre ou quatre tasses de thé. Les sodas et boissons énergisantes contiennent également de la caféine, à comptabiliser dans le total journalier.
Nutrition et fertilité selon votre situation médicale
En cas de SOPK, la priorité est de stabiliser la glycémie : réduire les glucides rapides, augmenter les fibres et les protéines à chaque repas, et envisager une supplémentation en inositol (2 à 4 g/jour). Le magnésium (300 à 400 mg/jour) peut contribuer à réduire les symptômes liés à l'insulinorésistance.
→ Ovulation et fertilité : quand faut-il vraiment s'inquiéter ?
En cas d'endométriose, une alimentation anti-inflammatoire est conseillée, avec des apports élevés en oméga-3 (2 à 3 g/jour), une supplémentation en curcumine (500 mg/jour, associée à de la pipérine pour l'absorption) et un apport suffisant en magnésium. Les aliments pro-inflammatoires, sucres ajoutés, viandes transformées, alcool et fritures, sont à limiter.
En cas de réserve ovarienne diminuée, la CoQ10 à doses élevées (300 à 600 mg/jour) et la vitamine D sont les compléments les plus souvent utilisés, avec un impact étudié sur la qualité ovocytaire. Ces approches sont des leviers d'optimisation : elles ne modifient pas la quantité de follicules disponibles, mais peuvent améliorer la qualité des ovocytes récupérés.
→ Faible taux d'AMH : retrouvez l'espoir et reprenez le contrôle de votre fertilité
Conseil Nowa Dans toutes ces situations, un bilan biologique préalable (vitamine D, ferritine, bilan thyroïdien, glycémie à jeun) permet de cibler la supplémentation plutôt que de prendre des compléments à l'aveugle. Discutez-en avec votre médecin avant de commencer.
Intégrer durablement une alimentation favorable à la fertilité
Modifier son alimentation dans le cadre d'un projet de conception est une démarche positive, mais elle peut rapidement devenir source de pression si elle est vécue comme un régime restrictif. Les changements les plus efficaces sont progressifs : remplacer d'abord les céréales raffinées par des céréales complètes, puis intégrer davantage de légumineuses, puis évaluer quels compléments sont réellement utiles selon vos bilans. Aucun aliment seul ne fait la différence. C'est la cohérence globale sur plusieurs semaines qui compte.
Si vous avez des antécédents de troubles alimentaires ou un régime très restrictif, un accompagnement par un diététicien spécialisé en fertilité est préférable avant de modifier vos habitudes.
→ Infertilité : quelles sont les vraies causes et comment y remédier ?
Ce que NOWA peut faire pour vous
La préparation nutritionnelle s'inscrit dans une démarche globale avant de débuter une PMA à l'étranger. NOWA vous aide à identifier la clinique la mieux adaptée à votre situation médicale et à préparer votre dossier, avec la checklist des examens à transmettre disponible directement dans l'application NOWA.
→ Obtenir une recommandation de clinique gratuite
Questions fréquentes sur la nutrition et la fertilité
Les compléments alimentaires remplacent-ils un traitement médical en cas d'infertilité ? Non. Les compléments peuvent optimiser la qualité gamétique et soutenir l'état nutritionnel général, mais ils ne traitent pas une infertilité diagnostiquée, comme une obstruction tubaire, une oligospermie sévère ou une insuffisance ovarienne prématurée. Ils s'inscrivent en complément d'une prise en charge médicale, pas à sa place.
Combien de temps avant une FIV faut-il commencer à adapter son alimentation ? Idéalement, trois à six mois avant le début du protocole. La spermatogenèse dure environ 74 jours, et la maturation ovocytaire se joue sur plusieurs semaines. Les effets des changements nutritionnels ne sont pas immédiats.
Les produits bio sont-ils indispensables pour la fertilité ? Non, mais certains fruits et légumes à peau fine (fraises, épinards, pommes) concentrent davantage les résidus de pesticides que les produits à peau épaisse (avocats, ananas, bananes). Si le budget le permet, prioriser le bio pour ces catégories est une approche raisonnée.
Un régime végétarien ou vegan est-il compatible avec un projet de conception ? Oui, à condition de surveiller les apports potentiellement insuffisants : fer, zinc, vitamine B12, oméga-3 (via huile d'algue) et vitamine D. Un bilan nutritionnel réalisé par un diététicien peut être utile pour s'assurer que les besoins sont couverts.
Mon partenaire doit-il également adapter son alimentation ? Oui. La qualité spermatique est influencée par l'alimentation, le stress oxydatif et les carences nutritionnelles. Une démarche conjointe est plus efficace et simplifie la logistique quotidienne.
Sources et références
Vujkovic M. et al., The preconception Mediterranean dietary pattern in couples undergoing IVF/ICSI treatment increases the chance of pregnancy, Human Reproduction, 2010
Haute Autorité de Santé (HAS), Supplémentation en acide folique avant et pendant la grossesse, 2023
Falsig A.-M. L. et al., The influence of dietary supplements on male infertility, Andrology, 2019
Vitale S.G. et al., Coenzyme Q10 supplementation in infertile patients, Journal of Assisted Reproduction and Genetics, 2018
Gaskins A.J., Chavarro J.E., Diet and fertility: a review, American Journal of Obstetrics and Gynecology, 2018
Unfer V. et al., Myo-inositol effects in women with PCOS, Gynecological Endocrinology, 2012
Vous cherchez la bonne clinique PMA ? Recevez gratuitement la recommandation la plus adaptée à votre situation.
Que risque-t-on légalement à faire une PMA en Espagne/Portugal/RépubliqueTchèque ?
Ma PMA à l'étranger sera-t-elle reconnue légalement en France ?
Combien coûte une PMA à l'étranger ?
Est-ce légal de faire une PMA à l'étranger ?
Cet article est rédigé à titre informatif et ne remplace pas une consultation médicale personnalisée. Chaque situation est unique. N'hésitez pas à en parler avec votre médecin ou à contacter l'équipe NOWA pour un échange adapté à votre parcours.







