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Santé reproductive

Infertilité : quelles sont les vraies causes et comment y remédier ?

Un couple sur quatre est concerné : comprendre pour mieux agir.

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Examiné médicalement

Dr Anne-Sophie Maget

Gynécologue spécialisée en médecine de la reproduction

Vous essayez de concevoir depuis plusieurs mois sans résultat ? Vous n'êtes pas seul(e) : l'infertilité touche aujourd'hui près de 1 couple sur 4 en France, soit environ 3,3 millions de personnes. Nowa vous aide à comprendre les causes, le parcours diagnostique et les solutions qui s'offrent à vous.

Qu'est-ce que l'infertilité ?

L'infertilité se définit comme l'incapacité à concevoir un enfant après 12 mois de rapports sexuels réguliers et non protégés. Cette définition, retenue par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et reprise par l'INSERM, s'applique à un délai de 12 mois pour les femmes de moins de 35 ans. Pour les femmes de plus de 35 ans, les spécialistes recommandent de consulter dès 6 mois de tentatives infructueuses, en raison de la diminution plus rapide de la réserve ovarienne.

Il est important de distinguer infertilité et stérilité. L'infertilité désigne une difficulté à concevoir, qui peut être temporaire ou réversible. La stérilité, beaucoup plus rare, désigne une impossibilité définitive de concevoir naturellement. Dans la grande majorité des cas, les personnes en parcours de PMA présentent une infertilité (et non une stérilité), ce qui signifie qu'un traitement adapté peut souvent aider à aboutir à une grossesse. Pour vous familiariser avec ces termes, consultez notre glossaire PMA.

Ce qu'il faut retenir : L'infertilité est une difficulté à concevoir, pas une impossibilité. Dans la majorité des cas, des solutions existent. Consultez après 12 mois de tentatives (6 mois si vous avez plus de 35 ans).

Les causes de l'infertilité : une répartition équilibrée

Contrairement à une idée reçue tenace, l'infertilité n'est pas un "problème de femme". Selon les données de l'INSERM et de l'Agence de la biomédecine, la répartition des causes est révélatrice : 25 % des cas sont d'origine féminine, 25 % d'origine masculine, 25 % sont d'origine mixte (les deux partenaires présentent des facteurs contribuant à l'infertilité), et 25 % restent inexpliqués (aucune cause identifiée malgré un bilan complet).

Cette répartition souligne l'importance d'un bilan chez les deux partenaires, simultanément, dès le début du parcours diagnostique. Pour savoir exactement quels examens passer et comprendre vos résultats, consultez notre article décrypter le test de fertilité.

Les principales causes d'infertilité féminine

Les troubles de l'ovulation

Ils représentent environ 30 à 40 % des causes d'infertilité féminine. Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est la cause la plus fréquente de troubles de l'ovulation, touchant environ 10 % des femmes en âge de procréer. Il se caractérise par des cycles irréguliers, un excès d'androgènes et la présence de multiples follicules sur les ovaires. L'insuffisance ovarienne prématurée (IOP) désigne un épuisement de la réserve ovarienne avant 40 ans. L'hyperprolactinémie et les dysfonctionnements thyroïdiens peuvent également perturber l'ovulation.

L'endométriose

Cette maladie chronique, qui touche environ 1 femme sur 10, se caractérise par la présence de tissu semblable à l'endomètre en dehors de l'utérus. L'endométriose peut provoquer des adhérences, obstruer les trompes et altérer la qualité des ovocytes. Elle est retrouvée chez 30 à 50 % des femmes consultant pour infertilité.

Les causes tubaires

L'obstruction ou l'endommagement des trompes de Fallope empêche la rencontre entre l'ovocyte et le spermatozoïde. Les causes les plus fréquentes sont les infections pelviennes (notamment à Chlamydia trachomatis), les antécédents chirurgicaux pelviens, et les grossesses extra-utérines antérieures.

Les anomalies utérines

Les fibromes utérins (en particulier les fibromes sous-muqueux), les polypes endométriaux, les malformations utérines congénitales ou les syndromes d'Asherman (adhérences intra-utérines) peuvent interférer avec l'implantation de l'embryon.

L'âge

C'est le facteur le plus déterminant. La fertilité naturelle décline progressivement à partir de 30 ans, plus nettement après 35 ans, et très significativement après 38 ans. Pour comprendre en détail l'impact de l'âge sur vos chances, lisez notre article âge et fertilité : à partir de quand faut-il s'inquiéter ?. L'âge moyen de la première grossesse en France est passé de 28 ans en 2000 à 30,8 ans en 2024, ce qui contribue à l'augmentation du recours à la PMA.

Les principales causes d'infertilité masculine

Les anomalies du sperme

Elles représentent la cause la plus fréquente d'infertilité masculine. L'oligospermie désigne une concentration de spermatozoïdes inférieure à 15 millions par millilitre. L'asthénospermie correspond à un défaut de mobilité des spermatozoïdes (moins de 40 % de mobilité progressive). La tératospermie désigne une proportion anormalement élevée de spermatozoïdes morphologiquement anormaux. L'azoospermie est l'absence totale de spermatozoïdes dans l'éjaculat, qui peut être d'origine obstructive (voies génitales bloquées) ou non obstructive (défaut de production).

La varicocèle

Cette dilatation des veines du cordon spermatique est retrouvée chez environ 40 % des hommes consultant pour infertilité. Elle entraîne une augmentation de la température testiculaire qui peut altérer la production et la qualité des spermatozoïdes.

Les facteurs génétiques

Les microdélétions du chromosome Y, le syndrome de Klinefelter (47,XXY) et les mutations du gène CFTR (lié à la mucoviscidose) peuvent provoquer une infertilité sévère. Les recommandations 2024 du CNGOF rendent désormais systématique le dépistage des microdélétions du chromosome Y avant toute tentative d'ICSI.

Les facteurs environnementaux et le mode de vie

L'INSERM souligne dans ses rapports récents l'impact croissant des perturbateurs endocriniens sur la fertilité masculine. Le tabagisme, la consommation excessive d'alcool, le cannabis, l'obésité, la sédentarité, l'exposition professionnelle à la chaleur ou à des substances toxiques sont également des facteurs démontrés.

Ce qu'il faut retenir : L'infertilité est un problème de couple, pas seulement de femme. Dans 50 % des cas, le facteur masculin est en cause (seul ou associé). Un bilan chez les deux partenaires est indispensable.

Le bilan d'infertilité : quels examens ?

Chez la femme

Le bilan de première intention comprend un interrogatoire médical approfondi (antécédents gynécologiques, chirurgicaux, cycles menstruels, mode de vie), un bilan hormonal réalisé entre J2 et J5 du cycle (FSH, LH, estradiol, prolactine, TSH, AMH), et une échographie pelvienne avec comptage des follicules antraux (CFA) pour évaluer la réserve ovarienne.

En complément, une hystérosalpingographie (HSG) permet de visualiser la cavité utérine et de vérifier la perméabilité des trompes. L'HyFoSy (échographie de contraste) est une alternative moins invasive, de plus en plus utilisée depuis les recommandations 2024 du CNGOF.

Des examens de deuxième intention peuvent être nécessaires : hystéroscopie diagnostique, IRM pelvienne (en cas de suspicion d'endométriose profonde), ou bilan génétique (caryotype).

Chez l'homme

Le spermogramme est l'examen de référence. Il analyse le volume de l'éjaculat, la concentration, la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes. Un spermogramme normal présente plus de 15 millions de spermatozoïdes par millilitre avec au moins 40 % de mobilité progressive. En cas d'anomalie, un deuxième spermogramme est réalisé à 3 mois d'intervalle pour confirmer le diagnostic.

Des examens complémentaires peuvent être prescrits : spermoculture (recherche d'infection), dosages hormonaux (FSH, LH, testostérone), échographie testiculaire et scrotale, test de fragmentation de l'ADN spermatique, et bilan génétique (caryotype, recherche de microdélétions du chromosome Y).

Quelles solutions pour traiter l'infertilité ?

Adapter son mode de vie

Avant tout traitement médical, l'optimisation du mode de vie peut significativement améliorer la fertilité. Atteindre et maintenir un poids santé (IMC entre 19 et 25), arrêter le tabac (le sevrage améliore la qualité des gamètes en quelques mois), réduire la consommation d'alcool et de caféine, limiter l'exposition aux perturbateurs endocriniens (pesticides, plastiques, cosmétiques…), et réduire le stress sont autant de leviers concrets. Pour des conseils alimentaires adaptés, découvrez notre guide sur la nutrition et fertilité.

Les traitements hormonaux

L'induction de l'ovulation par des médicaments comme le citrate de clomifène ou le letrozole est le traitement de première intention pour les troubles de l'ovulation, en particulier le SOPK. Ces traitements stimulent l'ovulation et sont souvent associés à un monitorage échographique pour surveiller la réponse ovarienne.

La chirurgie

Dans certains cas, une intervention chirurgicale peut restaurer la fertilité : coeliochirurgie pour traiter l'endométriose ou les adhérences, hystéroscopie pour retirer des fibromes sous-muqueux ou des polypes, varicocelectomie pour traiter la varicocèle chez l'homme, ou chirurgie de reperméabilisation tubaire dans de rares cas.

L'insémination artificielle (IA)

L'insémination artificielle consiste à déposer les spermatozoïdes (du conjoint ou d'un donneur) directement dans la cavité utérine au moment de l'ovulation. C'est généralement le premier traitement de PMA proposé en cas d'infertilité légère à modérée. Le taux de réussite est d'environ 10 à 15 % par tentative.

La fécondation in vitro (FIV)

La FIV classique ou la FIV-ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïde) est indiquée en cas d'échec de l'insémination, d'obstruction tubaire bilatérale, d'endométriose sévère ou d'infertilité masculine importante. Le taux de réussite varie de 20 à 35 % par transfert selon l'âge et le diagnostic. Si vous envisagez une FIV en Espagne, les taux y sont parmi les meilleurs d'Europe.

Le don de gamètes

Le don d'ovocytes, le don de sperme ou le double don représentent des solutions lorsque les gamètes du couple ne permettent pas d'aboutir à une grossesse. Le don d'ovocytes offre des taux de réussite particulièrement élevés (55 à 65 % par transfert en Espagne), car il utilise des ovocytes de donneuses jeunes.

Ce qu'il faut retenir : Les solutions vont de l'adaptation du mode de vie aux techniques les plus avancées de PMA. Chaque traitement est adapté à la cause identifiée et à votre profil. Avec un accompagnement adapté, les progrès de la PMA permettent d'aider 70 % des couples concernés.

FAQ — Infertilité

Au bout de combien de temps doit-on consulter ?

Après 12 mois de rapports réguliers non protégés sans grossesse (6 mois si la femme a plus de 35 ans). N'attendez pas si vous connaissez déjà une pathologie pouvant affecter la fertilité (endométriose, SOPK, antécédents chirurgicaux…).

L'infertilité inexpliquée est-elle fréquente ?

Oui, elle représente environ 25 % des cas. Cela signifie que le bilan standard ne révèle aucune anomalie identifiable. Des facteurs subtils (qualité ovocytaire, interaction gamètes-endomètre, stress oxydatif) peuvent être en cause. La PMA obtient de bons résultats dans ces situations.

Le stress peut-il causer l'infertilité ?

Le stress seul ne cause généralement pas l'infertilité, mais il peut perturber le cycle menstruel, affecter la qualité des gamètes et réduire les chances de conception. Des études montrent que la gestion du stress améliore les taux de réussite de la PMA. Pour des conseils sur la dimension émotionnelle, lisez notre article sur la préparation émotionnelle au parcours de PMA.

L'infertilité masculine est-elle en augmentation ?

Oui. Les études récentes de l'INSERM montrent une diminution de la qualité du sperme dans les pays industrialisés, liée notamment à l'exposition aux perturbateurs endocriniens, au tabac, à la sédentarité et à l'obésité.

Combien coûte un bilan d'infertilité en France ?

Le bilan d'infertilité et les traitements de PMA sont pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie en France, après accord préalable de la CPAM. Seuls les éventuels dépassements d'honoraires restent à votre charge. Pour la PMA à l'étranger, il existe aussi des possibilités de remboursement.

Peut-on traiter l'infertilité naturellement ?

Dans certains cas, des modifications du mode de vie (perte de poids, arrêt du tabac, gestion du stress, compléments alimentaires ciblés) peuvent suffire à améliorer la fertilité. Toutefois, ces mesures ne remplacent pas un diagnostic médical et doivent être associées à un suivi professionnel.

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Julie O

Spécialiste de la fertilité

Forte d'une décennie d'expérience en médecine reproductive, Julie allie expertise clinique et connaissances fondées sur les données pour aider les individus et les couples à aborder leur parcours de fertilité avec confiance.

Cet article est publié à titre informatif et ne remplace en aucun cas un avis médical personnalisé. Chaque situation est unique : nous vous recommandons de consulter un professionnel de santé spécialisé en médecine de la reproduction avant toute décision. Sources : ESHRE, SEF, Agence de la biomédecine.

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